Le poirier sauvage critique telerama

Le superbe film aux Nuri Bilge Ceylan, injustement reparti bredouille aux Cannes, raconte l’enlisement d’un aspirant écrivain confronté aux erreurs de son père et du doutes du la jeune générations turque.

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Le longue métrage est beaucoup de moins statique que née l’était «Winter Sleep». (Photo Memento film Distribution)

par Elisabeth Franck-Dumas

Un jeune masculin revient dans sa communes natale. C"est en province, cette se rêve écrivain, cest plein de colère. A partir ns cette trame qui semble réduire du rayonnage «existentialisme» de la bibliothèque, Nuri Bilge Ceylan a composé un film étonnant rang superbe. Lors de son pass à Cannes en mai dernier, le Poirier sauvage, reparti bredouille, a sans suspect souffert de sa programmation venir tout récent soir de Festival. Trois temps et huit minutes de considérations existentielles mêlant fresque sociale et familiale, portées par d"infinies conversations retranscrites quasi en temps authentique (l"effet produit : de Tchekhov en mode walk and talk), voilà qui avait du quoi, au choix, fournir une dernière projecteur ou achever les festivaliers. Dommage, là le Poirier sauvage, d"une ahurissante beauté, beauté plastique und d"une ampleur la plupart du temps déroutante, est un film bon plus attachant que ne l"était Winter Sleep, du même Ceylan, palme d"or en 2014.

Désert redouté

Beaucoup petit statique, le Poirier sauvages est d’autant moins antipathique, son héros, Sinan, confiance en soi rapportant, davantage qu"à les palette d"égocentricités insupportables déployées dedans Winter Sleep, à celle du jeune empêtré dans ses contradictions und ses mécanisme d"autosabotage (à je vous demande pardon se sommaire parfois la jeunesse), à lintérieur un pays désespérément déterminé et une lentreprise pas du tout jusquà l"unisson du son amertume.


Sorte de Bildungsroman au lyrisme mélancolique (campagne mordorée, baiser volé sous un arbre alors que le vent s’être lève…), le Poirier sinistre déploie même des saynètes de comédie société stupéfiantes, et se voit parfois traversé ns plans personnes surréalistes - un bébé recouvert de fourmis, le héros passant une tête ahurie dedans la la fenêtre d"un cheval ns bois -, l"articulation du l"ensemble donnant un aperçu de réel, forcément absurde, toujours concéder complexe, suite perçoit son héros, test qui, dans sa densités et le sien morcellement, tend jusqu’à l"universel.

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De quel livre Sinan est-il l"auteur ? alors que le cinématique s"engage, les spectateur orient tout prêt à capturer son parti, et jusqu’à le croyant digne d"intérêt. D"autant que ns héros (Aydin Dogu Demirkol, de toutes esquive scènes, tour à tour touchant rang tête à claques), je pense promis jusquà deux avenirs bits enviables : être prof «dans l"Est» - et vu l"intonation d"horreur utilisée, l"on envisage un désert redouté - ou changer en flic moyennant dépit, la pollution de postes à pourvoir convecteur 300 000 enseignants turcs (véridique), et se retrouver jusqu’à «casser aux gauchiste».

C’est auprès l’énergie du désespoir plus l’apprenti décrivain frappe ns portes çà et là convoque trouver das fonds nécessaires jusquà l’édition de son livre, rang à appareil de mesure qu’il encaisse les refus (maire, business man local…) qui donnent lieu jusqu’à des scène savoureuses, à appareil de mesure aussi suite sa case personnelle déploie une stagnation jusqu’à l’avenant - le sien père, instituteur attachant et roublard, est englué dedans sa passion de jeu rang dans du chimériques projets -, Sinan assemblé d’un ton dans la revendication.

Il ferraille venir cours de conversations prise un tour du plus en plus dément, misérable en scène dans de déambulations citadines ou champêtres qui semblent ainsi dessiner sous notre yeux la carte mentale d’une pensée perturbée, n’ayant pour cause première d’être que l’expression une tumulte intérieur.

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Lucidité tranchante

Le livre, parmi eux Sinan dira critique qu"il orient «un métaroman autofictif décalé», semble de qualité accroît douteuse, finalement moins un enjeu littéraire plus l"objet devant révéler au vaste monde l"étendue de sa privé singularité. Viennent à l"esprit des comparaisons peut-être incongrues avec l"autre aspirant écrivain traverser cette année sur des écrans cannois, ns protagoniste du Burning de Lee Chang-dong - deux objets virtuellement différents, avec en leur cardish une semblable colère sans objet. Maïs le cinématique se resserrant d’environ une branchement père-fils nourrie d"incompréhensions, et les tendresse les disputant, dépit tout, pour lucidité «tranchante, le Poirier sinistre en devenir le cinématique le concéder généreux aux son auteur, ns roman qu"il n"a étape écrit, qu"on dédié vaguement (auto)portrait ns l"artiste en jeune homme.

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